Le système décimale nous est si familier qu’il nous paraît incongru de compter autrement. Et pourtant, bien d’autres systèmes sont ou ont été utilisés :

système duodécimal (base 12), déjà utilisé par les Sumériens et Assyro-babyloniens pour des mesures de longueur et de temps. On le retrouve dans un certain nombre de monnaies et d’unités de compte courantes en Europe au Moyen Âge, notamment dans le système impérial d’unités (il faut 12 pouces pour faire un pied), et dans le commerce. Il sert encore, par exemple, pour compter les mois, les heures, les fleurs, les huîtres et les œufs.
système hexadécimal (base 16), très couramment utilisé en électronique ainsi qu’en informatique. Son intérêt réside dans les conversions triviales avec la base 2, tout en permettant une écriture plus compacte des nombres.
système vigésimal (ou vicésimal, base 20) existe au Bhoutan en langue dzongkha, et était en usage chez les Aztèques vers 1200 et, quoiqu’irrégulier, pour la numération maya. Il était aussi présent en vieux français, ce qui explique l’usage du mot quatre-vingts pour le nombre 80, ou encore le nom de l’hôpital des Quinze-Vingts, qui pouvait accueillir 300 patients.
Chiffres de Kaktovik :
Toutes les langues eskimo-aléoutes d’Alaska et du Canada utilisent un système vigésimal pour compter. Les chiffres arabes, qui ont été conçus pour un système décimal, sont inadéquats pour l’iñupiaq et les autres langues inuites. Pour remédier à ce problème, des élèves d’une école de Kaktovik, en Alaska, ont inventé un système à base 20 en 1994 (représenté ci-dessus), qui s’est répandu parmi les Iñupiat en Alaska et a été envisagé au Canada.
Les chiffres et nombres mésopotamiens de 1 à 59 :
Source : Wikipedia
Pourquoi la base 3 peut-elle être considérée comme la meilleure des bases ?